Open Source : le collectif EduNathon menace d'attaquer l'Éducation Nationale pour favoritisme

EduNathon menace d'accuser l'Éducation Nationale de favoritismeDepuis plusieurs années la France s'est engagée à promouvoir les logiciels libres dans le secteur de l'éducation, aussi bien pour faire des économies, que pour développer la concurrence et mettre en avant des alternatives aux solutions populaires du marché. C'est pourquoi la récente décision du Ministère de l'Éducation Nationale de signer un nouveau contrat avec Microsoft n'est pas au goût de tous...

EduNathon menace d'accuser l'Éducation Nationale de favoritisme

Microsoft a proposé une solution qui semble avoir convenu à l'Éducation Nationale, puisqu'elle a accepté un partenariat où l'entreprise américaine proposait gratuitement les outils de sa suite bureautique dans les écoles. Certains sites se sont choqués de cette direction, en s'indignant que l'État ait pu vendre l'éducation à Microsoft si peu cher, en dénigrant les autres alternatives gratuites.

La presse spécialisée évoque comme raison de ce choix, l'accord qui a eu lieu en novembre dernier, entre François Hollande et Satya Nadella. Les deux hommes s'étaient entendus sur une participation de Microsoft à hauteur de 83 millions de dollars pour investir dans le secteur de la French Tech et une des clauses de cette négociation devait probablement être l'intégration de la suite bureautique de Microsoft au sein des établisements scolaires.

Le collectif EduNathon, qui regroupe le CNLL (Conseil national du logiciel libre) et les associations La Mouette et Ploss-RA ont décidé de s'opposer à cette décision, en arguant qu'elle était illégale, car pour faire ce choix l'Éducation Nationale aurait dû faire un appel d'offre, ce qui n'a pas été le cas.

Ils accusent Najat Vallaud-Belkacem de s'être « placée dans l'illégalité au regard du Code des marchés publics », mettant en avant « qu'il s'agisse des prestations de formation, des cours de code, du cloud ou des logiciels de bureautique, ces services et produits auraient dû faire l'objet d'une mise en concurrence par le ministère ». EduNathon menace de poursuivre la ministre en justice  « pour atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, voire pour du favoritisme ».

De nombreux services de l'État ont déjà fait le choix du monde Open Source, à l'image de la gendarmerie qui est passée récemment sous Linux. Espérons que le gouvernement fasse machine arrière, afin de véritablement faire jouer la concurrence et que les solutions libres puissent se démocratiser davantage.

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  1. AnDroKtoNe en tant qu'invité
    le 14 février 2016 à 14h51

    C'est clair l'EN doit passer en libre majoritairement.

    répondre
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