Facebook a du mal à endiguer les propos à caractères haineux

Si Facebook condamne les discours haineux, notamment ceux à caractère raciste dans ses conditions d'utilisation, la réalité n'est pas tout à fait la même.

Facebook condamne les discours haineux et s'excuse pour ses manquements Ainsi, le site ProPublica a effectué un test qui montre que le réseau social a encore du mal à contrôler convenablement ce genre de discours.

Des discours à caractères haineux, fréquents sur les réseaux sociaux

Ce n'est un secret pour personne, internet est devenu un immense défouloir où l'incitation à la  haine est monnaie courante. Malheureusement, le phénomène est extrêmement difficile à endiguer, comme Facebook peut le constater à ses dépens.

C'est le site ProPublica qui a pu en faire l'expérience, puisqu'il a testé le réseau social en matière de contrôle des discours haineux. Et le moins que l'on puisse constater, c'est que beaucoup de choses passent entre les mailles du filet du réseau. Et c'est notamment des discours de haine contre l'islam, non retirés, qui suscitent aujourd'hui des interrogations.

ProPublica cite le témoignage d'un de ses lecteurs, ayant alerté le réseau social suite à l'apparition d'une photo indiquant « Un bon musulman est un musulman mort ». Quelle ne fut pas sa surprise après avoir reçu un message du réseau social, lui indiquant que la photo n'allait pas à l'encontre des normes de la communauté.

Un contrôle difficile à effectuer pour Facebook, qui promet de s'améliorer

Si l'image a fini par être supprimée, c'est seulement après l'alerte donnée par ProPublica à Facebook. Pour autant, cela est-il volontaire ? Pas vraiment, au vu de ce que déploie le réseau social en la matière.

En effet, Facebook emploie une équipe de 7500 personnes dont la mission est la vérification des publications sur le réseau. A cela s'ajoute un système d'aide via des algorithmes. Mais en la matière, tout n'est pas si simple et Facebook a des directives assez complexes.

Ainsi, certains propos racistes ou sexistes sont tolérés car ils ne sont pas jugés assez violents ou péjoratifs. Le vice-président du réseau est conscient de ces failles et Justin Osofsky, s'est excusé au nom de Facebook : « nous sommes désolés pour les erreurs que nous avons commises – elles ne reflètent pas la communauté que nous voulons aider à construire ».

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