Wikileaks à l'assaut contre l'espionnage sur internet

Wikileaks affiche sans équivoque son animosité à l'encontre de l'espionnage fait sur le web. Pour cette fois, il étend son projet d'endiguer une bonne fois cette pratique à l'échelle mondiale. Selon les dires du fondateur du site, Julian Assange, c'est le moment de mettre un terme à tous les espionnages entrepris par le gouvernement à l'encontre de tous les faits et gestes des internautes. À noter que le site pointe du doigt en premier lieu les industriels du renseignement en ligne.

La source de l'information

Après avoir suspendu ses publications en octobre dernier, bloqué de ses fonds, WikiLeaks a repris ses publications. Avec à l'appui cette fois de documents qui démontrent l'espionnage fait par des gouvernements envers ses citoyens. Il a même été dit que c'est à des industriels spécialisés dans la surveillance en ligne que ces derniers ont confié cette sombre besogne. Le document en question rassemble plus d'une centaine d'industriels issus d'une vingtaine de pays différents spécialisés dans la surveillance et l'interception des moyens de télécommunications de masses. Ces industriels confirment l'hypothèse de l'espionnage en question en expliquant le fonctionnement de ces systèmes de surveillance mis en place par divers gouvernements en vue de surveiller la communication qu'entretiennent les individus via des comptes de messagerie, réseaux sociaux et téléphones portables. L'objectif, selon eux est de suivre d'un œil vigilant toutes traces laissées par les internautes sur la Toile. Par ailleurs, à Paris, le site Owni.fr a partagé plus de 1.100 documents qui proviennent d'industriels se disant fournisseurs de logiciel d'espionnage. À noter que cette publication a été éditée en accord avec WikiLeaks.

Wikileaks à l'assaut contre l'espionnage sur internet

Un projet mis sur pied depuis longtemps

La rumeur selon laquelle tout peut être source de menaces terroristes internationales vient des événements qui se sont passés le 11 septembre 2001. Afin de renforcer la sécurité, des gouvernements ont mis sur place une cellule spécialisée dans le suivi des communications des citoyens. WikiLeaks reprend la combine en affirmant sans détour que ce sont des sociétés presque ordinaires qui vendent ces outils à des régimes autoritaires afin de suivre tous les mouvements de leurs opposants. La firme française Amesys, filiale depuis 2010 du groupe Bull a notamment vendu des systèmes de surveillance performants à l'instar du logiciel Eagle Glint. A noter que ce logiciel est interdit d'emploi dans divers pays tels que la France ou encore le Royaume-Uni. Le logiciel peut aisément infiltrer les e-mails, les messages téléphoniques et même en modifier le contenu. D'autre part, les chats sur Internet et les recherches via le moteur de recherche Google est aussi mis soumis à l'œil vigilant de ce logiciel. Il a même été démontré que des membres fondateurs du Conseil national de transition libyen auraient été confrontés à ce genre de problème de piratage informatique. Dans la même lignée, diverses sociétés comptent aussi parmi les fournisseurs de logiciel pouvant identifier d'avance les manœuvres effectuées par les opposants politiques. La société anglaise Creativity Software est aussi soupçonnée de vendre des systèmes de localisation à l'Iran. Par ailleurs, les pays qui ont recours à ce genre de pratique se font de plus en plus nombreux, la Syrie, la Tunisie et l'Égypte utilisent ce genre de système.

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  1. le zize en tant qu'invité
    le 4/12/2011 à 04h55

    Bonjour,

    Simplement SCANDALEUX

    répondre
  2. godog en tant qu'invité
    le 2/12/2011 à 20h50

    HELLO ?comme depuis toujour .. c'est mêm plus étonnant de la part des gouvernement

    répondre
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