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Google cherche un modérateur dans son conflit avec la presse

Par Emmanuel

La visite du patron de Google Eric Schmidt à l’Elysée, avait amené le président François Hollande à démontrer qu’il pourrait user de l’arme législative si Google et la presse ne trouvaient pas un accord rapidement. D’abord rejetées en bloc par le moteur de recherche, des négociations pourraient éventuellement voir le jour, car Google serait à la recherche d’un modérateur pour discuter de ce litige où il n’entend verser aucun euro.
Eric Schmidt, le PDG de Google avait pourtant été clair depuis des mois, il n’est pas question pour son entreprise de reverser des droits d’auteur via un droit voisin numérique à la Presse Française ou de quelques autres pays, puisqu’une fronde semble avoir vu le jour en Europe. Il rappelle que son entreprise référence gratuitement le contenu des sites de presse, qu’il leur amène près de la moitié de leur trafic, qu’il leur permet de gagner de l’argent via la publicité et surtout qu’en aucun cas il n’héberge le contenu. En effet, techniquement Google se contente de mettre à disposition les articles de sites de presse, comme une bibliothèque met à disposition des livres.

Cependant, Google ne désire pas montrer un visage autocratique et souhaite néanmoins entamer des discussions avec la presse. La directrice Google France, Alexandra Laferrière a indiqué que l’entreprise désire trouver une personne pouvant jouer le rôle de modérateur dans cette affaire et capable de dialoguer avec les éditeurs. Rien ne dit que cette main tendue soit un aveux de faiblesse de la part de Google, ni une peur des mesures peu crédibles du gouvernement Français, mais plutôt une façon de faire comprendre de manière apaisée à la presse, que si cette dernière souhaite rémunérer son travail, il faudra passer par la case « innovation », non par une taxe nuisible à l’ensemble de l’économie numérique et au développement d’internet.

Ce modérateur pourrait par exemple faire comprendre aux éditeurs, que Google n’est pas hébergeur du contenu et n’a donc pas de devoir à rémunérer les articles mis en avant dans Google Actualité (pour exemple : la Fnac ne va pas rémunérer un auteur, jusque parce qu’elle met son livre en tête de gondole, un taxi ne va pas demander sa contribution pour avoir emmené un client chez un restaurateur, etc.). Ce modérateur pourrait également montrer aux éditeurs, que l’idée d’un droit voisin ou d’une taxe, n’est pas un modèle économique viable et renforcerait davantage leur dépendance envers Google.

Ce geste de la part de Madame Alexandra Laferrière, est aussi un peu pour montrer à l’état français, que Google est disposé à jouer le jeu de la discussion pour trouver un terrain d’entente avant la fin de l’année, comme le souhaitait François Hollande. En effet, Google est surtout préoccupé par un différent dans le domaine de la fiscalité avec la France. Un montage fiscal complexe permet en effet à la firme américaine, de ne payer que 5 millions d’euros d’impôt pour un peu plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaire et Fisc souhaite récupérer son manque à gagner.

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DUOCORE

Bien sur tout le monde sait que le référencement Google est juste un pour accéder aux informations sur la toile de million de pages. Et je ne voit pas ce que le fait de taxer GOOGLE va aider l’ état français dans le faite de récupérer soit disant un manque a gagner…..!!!

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