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Pokémon Go : le succès d’un jeu virtuel aux risques bien réels

Par Emmanuel

L’application Pokémon Go qui connaît un succès grandissant pose la question des risques liés à la réalité augmentée. En un mois, le succès fulgurant de l’application Pokémon Go a de quoi ravir son éditeur Niantic. En effet, l’application est autant téléchargée qu’elle n’est décriée. Certains y voient un progrès de la technologie qui encourage la population à se déplacer et à recréer un lien avec le monde extérieur. Pour d’autres, les risques liés à la réalité augmentée posent une véritable question de fond.

Le succès de Pokémon Go n’en finit plus de grossir

En à peine un mois d’existence sur le territoire français, l’application du jeu Pokémon Go a déjà été téléchargée par 5% de la population, selon une étude BVA. Il s’agit d’une retranscription en jeu d’un dessin animé japonais qui a connu un succès notoire au début des années 2000. Le but étant d’attraper des Pokémons en utilisant la géolocalisation de son téléphone portable dans un monde en réalité augmentée, c’est à dire qui inclut des éléments virtuels (les Pokémons) dans le monde réel.

L’intérêt pour cette application touche plusieurs couches de la population, ceux qui regardaient le dessin animé en premier lieu, mais aussi les plus jeunes accompagnés par leurs parents ou encore les geeks à la recherche de nouvelles sensations. Le succès est grandissant et le jeu compte de nombreux défenseurs face à la critique. L’un des arguments récurrent est celui du retour à l’activité physique, car le pour attraper les Pokémons il faut se déplacer.

Ce succès phénoménal rapporte gros à son éditeur Niantic, qui travaille sur ce type d’application depuis  2012 avec le premier né « Ingress ». Sensor Tower parle de 200 millions de dollars de chiffre d’affaires, suite au lancement de l’application Pokémon Go, chiffre que Niantic et la Pokémon Company refusent de confirmer. Les autres grands gagnants sont Apple et Google qui récoltent 30% de commission par vente via leurs magasins d’applications. Nintendo, le créateur du jeu à la fin des années 1990, ne récolte rien de plus qu’un bond de son action en bourse puisqu’il n’est ni le créateur de l’application et qu’il ne détient pas la licence « Pokémon ». Il s’empare tout de même de 10% des recettes, ce qui est tout sauf négligeable…

Les risques liés à la réalité augmentée

Décriée pour son modèle économique, l’application Pokémon Go l’est aussi sur le plan juridique. D’abord discriminé pour être un jeu gratuit addictif favorisant l’achat d’options payantes en ligne afin de progresser plus rapidement, Pokémon Go fait également face aux foudres de la justice.

En effet, le système de réalité augmentée associé à la géolocalisation nécessaire à la chasse aux Pokémons entraîne quelques soucis d’ordre juridique. Les Pokémons étant placés de façon aléatoire, ils peuvent se trouver dans des lieux publics comme privés sans autorisation préalable des propriétaires. D’autre part, pour installer l’application, Niantic exige un accès à de nombreuses données de l’utilisateur. Ceci inclut sa géolocalisation, permettant de connaître ses habitudes de consommation sans que celui-ci ne s’en rende vraiment compte puisqu’il doit accepter ces termes au moment de télécharger le jeu. Niantic reste assez flou concernant l’utilisation des données récoltées.

Par ailleurs, nous avons déjà entendu parler de plusieurs manquements à la sécurité routière commis par des joueurs de Pokémons Go au volant de leur véhicule. D’autres ont également décidé de démissionner de leur travail afin de s’adonner à la chasse de Pokémons de manière intensive dans le but de revendre des comptes bien fournis en Pokémons aux joueurs les plus assidus. Au vue de l’évolution de ces technologies, il est fort probable que les institutions juridiques devront plancher sur un contrôle légal des applications utilisant la réalité augmentée.

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