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Google Actualités pourrait fermer en Europe si les taxes persistent

Par Ruby Charpentier

L’Union Européenne envisage de créer une taxe sur les hyperliens. Les grands du web réagissent, et Google menace de fermer Google Actualités en Europe.

Des mesures taxant les liens internet

Face aux mesures prises par les autorités européennes concernant la défense des droits d’auteurs sur le web, de grandes sociétés du net s’insurgent et n’hésitent pas à mettre la pression à l’Union Européenne pour assouplir la loi en vigueur. En effet, la législation pourrait permettre à l’Europe de taxer chaque clic sur les liens hypertextes, un gros manque à gagner pour certaines firmes du net.

 

Cette réforme débouchant sur d’importantes taxes incombant aux géants de la toile entre dans un plan plus vaste, un projet à grande échelle dans lequel l’Union Européenne souhaite renforcer les droits et la sécurité des internautes en matière de connexion, d’intelligence artificielle, de protection des données personnelles, et de droits d’auteurs.

 

Mais tout le monde ne voit pas les choses de ce point de vue, et Google a déclaré qu’une fermeture pure et simple de Google Actualités en Europe était envisageable si l’Union Européenne s’obstine à taxer les liens internets de la sorte.

Les réactions des firmes se multiplient

Parmi les points qui fachent, l’article 11 visant à créer des taxes pour chaque clic sur les hyperliens est le plus controversé. Il s’agirait d’infliger une taxe imposant la rémunération des éditeurs et auteurs, infligée au services d’agrégation reprenant leur contenu pour le rediffuser à plus grande échelle.

 

De son côté Google considère simplement agir comme un relais gratuit à grande échelle, qui en réalité impacte très positivement l’audience des éditeurs et auteurs en question. Comme il fallait s’y attendre, ces nouvelles réglementations envisagées ne font pas l’unanimité et certains responsables ne s’en cachent pas.

 

On peut par exemple citer le responsable des affaires Robert Kyncl de YouTube, qui considère ce projet comme une grossière erreur. Côté contestataires, le PDG de la firme de San Bruno fait également partie du nombre, évoquant les milliers d’emplois menacés par cette mesure, et invitant les créateurs/diffuseurs de vidéos à se prononcer contre cette réforme.

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