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Bruxelles contre Google : nouvel épisode dans l’enquête pour position dominante

Par Emmanuel

Google pourrait voir l’enquête menée contre lui par la commission européenne pour abus de position dominante, prendre une nouvelle dimension. En effet, Bruxelles ne s’intéresse désormais plus uniquement à internet, mais aussi au monde de la téléphonie, plus précisément au système d’exploitation pour smartphone Android.

Google : une position dominante également sur Android ?

La firme de Mountain View, Google, n’aurait pas eu besoin d’une nouvelle plainte à son encontre concernant un abus de position dominante dans le secteur de la téléphonie cette fois. En effet, depuis des dizaines de mois, la commission européenne mène une vaste enquête pour tenter de déterminer si le géant des moteurs de recherche Google ne serait pas en position dominante sur internet.

Une seconde plainte concernant le même état de fait, mais dans un tout autre domaine, celui de l’univers des smartphones pourrait donner de l’eau au moulin de Bruxelles. Un groupe d’entreprises ont décidé de se plaindre de la position dominante de Google, qui impose l’installation d’applications par défaut sur les smartphones, pour profiter de son système d’exploitation Android. Une concurrence que ce groupe de plaignants considère comme déloyale !

L’enquête de Bruxelles contre Google progresse

L’enquête de Bruxelles avance semaine après semaine et ce nouveau dossier sera un plus pour démontrer que dans certains secteurs, Google serait bien en position dominante. Android est installé sur près de 70% des smartphones du marché, alors négocier en contrepartie que certaines applications griffées « Google » soient automatiquement natives sur les téléphones, peut être considéré comme un abus. C’est en tout cas ce dont se plaint le groupe FairSearch, composé de géants du web ou de la téléphonie, tels que Nokia, Microsoft, Expédia, Oracle, TripAdvisor, et bien d’autres encore.

Thomas Vinje, l’avocat du groupe FairSearch a d’ailleurs accusé :« Google utilise Android comme un cheval de Troie pour tromper ses partenaires, monopoliser le marché du mobile et contrôler les données des utilisateurs ». Le vice-président de la Commission européenne et commissaire à la Concurrence, Joaquín Almunia aura donc du pain sur la planche avec ce nouveau dossier Android, aussi lourd que le premier et qui dure déjà depuis 2010 !

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