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Buzz autour de Twitter piraté : un exemple à réfléchir ?

Par Sandrine CRISPEL

Avec le piratage de Twitter le site de micro blogging du moment, nous nous intéressions hier au comportement des pirates. Nous essayions par quelques questions de comprendre leurs objectifs. Aujourd’hui, nous apprenons que le site à qui les informations confidentielles ont été confiées (TechCrunch), va les publier. En rebondissant sur une problématique évoquée par LePoint.fr, il est question de savoir si les médias en ligne se fixent une certaine déontologie.

Ce matin, Lepoint.fr s’interroge sur l’éthique journalistique et c’est cet aspect de l’affaire Twitter / TechCrunch que nous souhaitons commenter aujourd’hui. Comment aurions-nous réagi si un pirate venait nous apporter sur un plateau, des informations du même acabit que celles extirpées au site de micro blogging, Twitter ? Nous aurions purement et simplement refusé.

Pourquoi ?

– Certains membres du staff de Zebulon.fr ont travaillé pour des grands groupes oeuvrant dans le domaine du Web. Nous pouvons aisément comprendre les ambitions et les stratégies réfléchies par la direction de twitter. Aussi, le mot d’ordre dans ce domaine d’activité est d’aller vite. De ce fait, la confidentialité est de mise. L’expression « le silence est d’or » prend plus que du sens. Donc diffuser certaines informations capitales peut mettre en péril le développement d’une telle structure.

– Même si à titre personnel, nous ne jugeons pas, nous ne souhaitons pas cautionner non plus, les actes de piratage.

– Il est certain, posséder de telles informations et pouvoir les publier garantit un pic d’audience considérable. Pour des sites Internet dont le modèle économique est basé sur la publicité, donc une audience forte, un scoop bien croustillant, c’est le buzz assuré. Alors, si les fondateurs de TechCrunch dénoncent la façon dont les informations ont été récupérées, ils se disent en accord avec eux-mêmes sous prétexte qu’ils divulguent du contenu strictement informatif… Expliquez moi donc si tout cela est bien en accord avec l’éthique journalistique ? TechCrunch n’apporte aucune preuve de respect de celle-ci.

Bien entendu, cette position est la notre et libre à chacun de donner la sienne. Zebulon.fr n’est pas un « gros » média, juste un petit site où la liberté d’expression est un des piliers fondamentaux. Mais à celui-ci s’ajoutent : le respect, la neutralité et la bienveillance. De la liberté de ton et d’expression mais en respectant l’intégrité de chacun, par exemple… Donner son avis mais en restant objectif, ne pas donner de conclusion sans analyse, etc… Voici en gros, les lois que nous essayons de nous imposer et d’appliquer.

A titre personnel, spécialisée dans les nouveaux médias, il me paraît donc intéressant de partager avec vous ces réflexions. Afin de vous apporter d’autres éléments, voici ce que nous souhaitions diffuser. Il s’agit des Codes de Déontologie du journalisme, issus de la Déclaration des droits et des devoirs des journalistes* :

1. Respecter la vérité et le droit que le public a de la connaître constitue le devoir primordial du journaliste :

2. Conformément à ce devoir, le journaliste défendra, en tout temps, le double principe de la liberté de rechercher et de publier honnêtement l’information, du commentaire et de la critique et le droit au commentaire équitable et à la critique loyale.

3. Le journaliste ne rapportera que les faits dont il/elle connaît l’origine, ne supprimera pas les informations essentielles et ne falsifiera pas de documents.

4. Le journaliste n’utilisera que des moyens équitables pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

5. Le journaliste s’efforcera par tous les moyens de rectifier toute information publiée et révélée inexacte et nuisible.

6. Le journaliste gardera le secret professionnel concernant la source des informations obtenues confidentiellement.

7. Le journaliste prendra garde aux risques d’une discrimination propagée par les médias et fera son possible pour éviter de faciliter une telle discrimination, fondée notamment sur la race, le sexe, les moeurs sexuelles, la langue, la religion, les opinions politiques et autres et l’origine national ou sociale.

8. Le journaliste considérera comme fautes professionnelles graves: le plagiat; la distorsion malveillante; la calomnie, la médisance, la diffamation, les accusations sans fondement; l’acceptation d’une quelconque gratification en raison de la publication d’une information ou de sa suppression.

9. Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Reconnaissant le droit connu de chaque pays, le journaliste n’acceptera, en matière professionnelle, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de tout intrusion gouvernementale ou autre.

En complément, voici également La charte des devoirs professionnels des journalistes français, publiée sur le site du

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