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Julian Assange parle « d’occupation militaire du Web inquiétante »

Par Emmanuel

Julian Assange le co-fondateur de WikiLeaks, aujourd’hui réfugié dans l’ambassade de l’Equateur à Londres depuis plus de 650 jours, s’est exprimé via une vidéoconférence au festival SXSW (South By SouthWest) à Austin au Texas. La conférence avait pour thème la surveillance du web par les gouvernements et il y a dénoncé l’occupation militaire d’internet.

Julien Assange : une occupation militaire du web et de surveillance totalitaire

Julian Assange a déclaré : « Le Web s’est à tel point rapproché du monde réel que les deux sont désormais liés. Les lois du Web s’appliquent à la société civile. Ce qu’il se passe aujourd’hui est donc une occupation militaire de cet espace civil par les gouvernements occidentaux, et c’est très grave ». Il est vrai que l’on ne peut pas lui donner tort, après une année 2013 chargée quotidiennement par des scandales d’espionnages, depuis les révélations de l’ex consultant de la NSA, Edward Snowden. Le web serait-t-il devenu le premier état virtuel à gouvernance militaire ?

En parlant d’occupation militaire, Julian Assange n’essayait pas de faire une métaphore, mais parlait bel et bien de la réalité d’aujourd’hui. Il décrit une guerre opposant des activistes, des journalistes et la société civile d’un côté, et les agences de surveillances, la NSA américaine, le GCHQ britannique et leurs homologues de l’autre côté. Il précise que ces derniers sont « hors de tout contrôle », car ils ont pris un pouvoir tellement fort sur le web, que plus rien ne peut leur échapper très longtemps. Le plus triste dénonce Assange, c’est que désormais plus personne ne peut échapper à cela, car chaque individus est connecté de son plein gré ou non, via les administrations, des sites marchands, les réseaux sociaux, les cartes de fidélités et que toute notre vie, toutes nos interactions sont matérialisées numériquement.

Une gouvernance quasi mondiale et totalitaire, dont personne ne peut s’extraire

Le fondateur de WikiLeaks sait qu’il est encore possible de s’exprimer puisqu’il en est la preuve vivante. Il est en effet enfermé dans une ambassade depuis 650 jours et peut pourtant tenir une conférence à l’autre bout du monde sur la surveillance du web ! Mais il est toutefois plus pessimiste, en ajoutant que le processus est irreversible à mesure que nos données sont pillées, espionnées et stockées.

Julien Assange a dénoncé : « Internet a été coopté par ce complexe mêlant les espions, les militaires, les gouvernement et les prestataires privées pour devenir un outil de surveillance totalitaire. Pas dans le sens de Staline, mais dans le sens où il est total, l’individu ne peut pas s’en extraire ». Il a précisé que le temps où l’on pouvait se dissimuler individuellement et tenter de passer entre les mailles du filet avec des outils informatiques était révolu et qu’il était en revanche temps, que les citoyens commencent à prendre conscience de cet état virtuel totalitaire, qui a un impact réel dans la « vraie vie ».

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